Le mythe du surendettement

dette003Dans le mandat 2008-2014, la Ville aurait fait explosé la dette, de manière grave, en la rendant insurmontable.

Qu’en est-il réellement ?

L’ancienne majorité municipale s’est plusieurs fois expliqué sur le recours à l’emprunt réalisé dans le mandat 2008-2014, et l’évolution de la dette, qui était autant la sienne que celle de l’opposition de l’époque, tant il faut bien un jour régler l’ardoise de ce qui est à faire, l’était depuis longtemps et attendait des élus responsables et actifs pour le faire. Nous sommes passés entre 2008 et 2014 d’un sous-endettement irresponsable qui ne traduisait pas une bonne gestion à un endettement normal.

En 2008, le constat avait été difficile : en investissement, une dette à hauteur de 94 € par habitant, bien trop faible en comparaison avec la moyenne départementale de 1023 € par habitant pour les communes de notre taille, qui traduisait la non réalisation des investissements d’entretien nécessaires (église, écoles, équipements sportifs, accueil jeunes…). Ce trop faible niveau de dettes avait laissé des marges de manœuvre importantes, à utiliser impérativement pour ne pas financer les travaux indispensables à réaliser qu’au moyen d’augmentations successives et massives des impôts locaux. Elles ont été utilisées à bon escient.

Conformément aux engagements pris, l’endettement est resté responsable.

Notre endettement est normal. A Bédarrides, 838 € /habitant au 1er janvier 2013. Autres communes de la même taille : moyenne nationale de 1015 € /habitant au 1er janvier 2012 (la moyenne de 2013 n’étant pas encore connue). Le plan pluriannuel d’investissements de la commune a permis de maintenir un niveau d’endettement inférieur à la moyenne nationale.

Notre endettement est maîtrisé. Montant des remboursements annuels en 2013 : Capital = 211 132 €, Frais financiers = 176 083 €, soit 3% seulement des charges de fonctionnement. C’est loin des seuils autorisés pour les particuliers.

Au fil du mandat, la commune a rejoint le niveau des investissements consentis par les communes de sa strate pour offrir aux Bédarridais un même niveau de qualité de vie. Tout simplement.

Est-ce normal d’investir dans son patrimoine ?

Pour la commune comme pour un particulier, ce n’est pas tout d’avoir un bien, il faut savoir l’entretenir, le maintenir en bon état et savoir l’adapter à l’évolution des besoins. En matière d’investissement, nous pensons qu’il convient d’assumer de faire ce qui doit l’être, quand il faut le faire, et de le faire bien pour ne pas avoir à le refaire rapidement. C’est pourquoi nous avions programmé en 2008 un plan pluriannuel d’investissements étalés sur toute la durée du mandat. Il faut investir de manière pensée, réfléchie et durable. Nous avons créé des espaces publics qui manquaient à la population, en soignant nos réalisations pour qu’elles soient durables. Mais nous avons aussi dû investir au bénéfice des équipements existants pour les mettre aux normes réglementaires de sécurité, de prévention du risque inondations (locaux refuge), d’accessibilité, énergétiques, de confort minimum. Différer, c’est laisser la charge aux générations futures, avec un coût qui s’alourdit avec l’inflation des prix, la raréfaction des subventions disponibles et l’accroissement des dégradations par manque d’entretien suffisant.

Aurions-nous pu faire autrement ?

Pour investir, quand la section de fonctionnement ne dégage plus d’excédent capable de financer des dépenses durables d’équipement, ce qui correspond à l’état des finances héritées en 2008, dû à des dépenses qui progressaient plus vite que les recettes, il convient d’utiliser les marges de manœuvre existantes en matière d’emprunt, présentant l’avantage d’étaler de manière légitime dans la durée la charge de leur financement à toutes les générations qui en bénéficient. C’est ce que nous faisons, sans avoir dépassé le niveau d’endettement moyen (et donc à considérer comme normal) des communes de notre taille. Depuis 2008, nous mobilisons aussi de manière accrue nos partenaires institutionnels et les subventions possibles qu’ils peuvent allouer pour aider au financement des projets communaux et réduire leur coût pour la commune. Cette démarche a permis d’enregistrer des taux de cofinancement importants (578 199€ en 2011, 213 569€ en 2012…).

La dette va-t-elle encore augmenter ?

En 2013, nos gros investissements ont été achevés. 2014 et les années qui suivent nécessitant moins de travaux, il nous sera possible de contenir le poids de la dette et d’obtenir un redressement durable si les efforts de gestion des dépenses de fonctionnement et de création de nouvelles sources de recettes de fonctionnement sont maintenus. L’engagement tenu de ne pas dépasser le niveau national moyen d’endettement des communes de notre strate sera maintenu.

Retenons une chose sûre : si les travaux de restauration de l’église et d’entretien de nos équipements communaux avaient été faits avant 2008 comme ils devaient l’être, la dette n’aurait pas évolué comme elle l’a fait entre 2008 et 2014.

contribuablesassociés

Une réflexion sur “Le mythe du surendettement

  1. Les autoproclamés « meilleurs pour Bédarrides » devraient se rendre à l’évidence:LE Meilleur pour Bédarrides c’est Joël et le conseil municipal. En bons Bédarridais ils devraient appeler à voter massivement pour la liste « Bien vivre à BEDARRIDES »; ils seraient enfin pris au sérieux!

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