Les raisons du portefeuille : un peu d’histoire sur la Zac des Garrigues

zacgarrigues

Il était une fois un village meurtri par le fléau des inondations…

Son maire d’alors se prit à rêver d’un nouveau quartier qui avait intérêt à naître sur la colline du Montréal qui domine le village et qui n’est heureusement pas inondable mais classée en zone agricole au plan local d’urbanisme.

« Cette zone est l’avenir du village » disait-il au jeune conseiller municipal d’opposition devenu Maire en 2008.

Le projet initié par la municipalité TORT prévoyait 450 logements sur une superficie de 15 ha !

Ayant réussi à « récupérer les dossiers de la Zac », la municipalité SERAFINI, après de multiples études, concertations et réflexion approfondie décida de poursuivre le projet mais en le redimensionnant à 277 logements ce qui était plus raisonnable et adapté aux infrastructures existantes (VRD, station d’épuration, écoles…).

Il faut dire aussi que ces constructions devaient rapporter environ 200 000€ d’impôts par an ce qui améliorerait les recettes fiscales et donnerait un second souffle aux finances communales mises à mal par des décennies d’immobilisme aussi tenace qu’injustifié.

Malheureusement le conte de fées a rapidement tourné au cauchemar.

Après que toutes les formalités légales aient été accomplies (modification du PLU, création de la ZAC, choix de l’aménageur, etc…) certains propriétaires, vendeurs à l’origine, ont maintenu des prétentions financières exorbitantes.

Leurs terrains agricoles ou boisés (exploités ou non) n’avaient qu’une valeur de 1 à 3 € le m2.

Les propriétaires des 15 hectares de terrain concernés par l’emprise de la ZAC, après avoir refusé de vendre leurs terrains à l’amiable au prix offert de 35 euros le m2 par l’aménageur Citadis, ont décidé de se grouper pour déposer divers recours juridiques contre la plupart des actes et procédures, relayés plus tard par une association de « défense » créée pour la chose.

Ce qui leur pose problème, ce n’est pas de devoir vendre, c’est le prix d’achat.

Le reste, ils ne s’y sont jamais intéressés.

Ils voudraient que le terrain agricole rendu constructible après viabilisation leur soit acheté au prix où il pourrait être vendu après viabilisation, mais sans débourser un seul centime pour les travaux de viabilisation.

Les contribuables Bédarridais n’ont pas vocation à  payer pour « eux » d’autant que leur caractère procédurier a privé la commune de 200 000€ annuels de fiscalité attendu…soit 600 000€ « perdus » à ce jour.

Le juge de l’expropriation a tranché en fixant le prix moyen d’achat à 30 € le m2.

La Justice étant passée et s’imposant à tous, ce qui devait ou aurait dû clore cette belle histoire qui à l’origine n’est somme toute qu’une banale contestation commerciale entre acheteurs et vendeurs, prend une tournure désagréable… et le mot est faible !

Voilà pourquoi…

Une partie des 15 ha des terrains d’assiette de la Zac des Garrigues (environ 5,5 ha) appartient à plusieurs propriétaires qui contestent le prix fixé par le juge et ont été candidats ou ont soutenu aux élections municipales de 2008 la liste conduite par Christian TORT, rebaptisée par certains « LE MEILLEUR POUR MOI-MEME A BEDARRIDES ».

Quel est leur projet pour notre Commune : servir l’intérêt général ?  Empêcher de jeunes couples de rester à Bédarrides ou de venir s’y installer ? Revenir sur un projet en cours de réalisation ? Se servir du pouvoir local pour revoir les conditions financières de cette transaction ? (hou, la vilaine pensée !)…

Quel dilemme lorsqu’ils devraient s’ils venaient à reprendre la Mairie et leurs privilèges, se conformer strictement aux termes de la loi du 11 octobre 2013 : « constitue un conflit d’intérêts toute situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influencer ou à paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif d’une fonction ».

Rien de tout cela…

Ils ne peuvent se résoudre à ne plus pouvoir vendanger leurs quelques pieds de vigne !!!!

C’est seulement « ça » qui motive leur obstination et leur candidature ?

Non : pour leurs quelques vignes ce ne sont pas les raisins de la colère, mais la raison du portefeuille.

Encore et toujours plus.

2 réflexions sur “Les raisons du portefeuille : un peu d’histoire sur la Zac des Garrigues

  1. C’est donc le portefeuille de la colère. C’est vrai que ces grands propriétaires ne visent que le bien-être de notre commune, c’est connu !! C’est aussi pour cela qu’ils ont constitué une liste qui n’est ouverte qu’a un certain niveau de revenus, terrains, propriétés etc… Par contre, c’est étonnant comment ils se préoccupent de ce que pense les bédarridais en ce moment…. ha oui, mais c’est vrai ça, c’est AVANT les élections…

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